top of page
Rechercher
  • Salomé Issahar-Zadeh

LE JARDIN MAJORELLE

Dernière mise à jour : il y a 3 jours




C'est en 1931 que prend forme le jardin de Jacques Majorelle où le mélange d’esthétiques plurielles (islamique, andalouse, mauresque…) séduiront plus tard, en 1980, Yves Saint-Laurent et Pierre Bergé.

Le Jardin Majorelle est un exemple singulier d’un aménagement paysager où l’attention donnée aux choix des végétaux est toute aussi importante que celle de l’architecture et des couleurs. Luxuriance du jardin tropical, rigueur du jardin sec, esthétique du jardin islamique et abondance du jardin botanique, Majorelle devient rapidement un espace unique, jouant sur des variations de styles et d’ambiances.



S'enroulant autour de fontaines et de bassins, le jardin prend vie comme un tableau qui s’anime

entre l’ombre et la lumière, le secret et le visible, véritable oasis au milieu de la ville de Marrakech.

Sur sa toile de fond bleu cobalt, ce bleu qui porte aujourd’hui le nom de son créateur, les couleurs des plantes, des espaces extérieurs et du mobilier acquièrent une singularité unique et sensuelle. Les espaces découverts font suite à des chemins de l’ombre, ces couloirs végétaux naturels ou construits en pierre comme des galeries permettant au promeneur de reposer son regard dans la fraicheur et de prendre halte.



L'ouïe, la vue, permettent ensemble une prise de conscience, une pause dans la temporalité, une appréciation de ces instants magnifiés par ces univers uniques et, tout cela, dans des subtiles volutes de parfums.



Le jardin oriental fonctionne alors comme une respiration, une harmonisation véritable de l’architecture et de la plante. Entre intérieur et extérieur, lumière et obscurité les couleurs prennent vie, évoluent de manière chaude et subtile. Les jardins marocains, où se mêlent architecture et végétation, représentent cette idéal du secret qui sied si bien à son pays. Les plantes parfois structurales, sauvages de temps à autre, offrent cet équilibre des contraires qui convient à libération du beau et à l’éclatement des sens.



En effet le jardin oriental est un bouleversement des sens. Aussi esthétique que symbolique, son architecture est un message. La gestion particulière de l’eau crée ces paysages traversés de fontaines et de céramiques, offrant à la fraicheur et à la couleur un rôle essentiel au sein du jardin.


Murmure de l’eau dans les bassins, chant des oiseaux au milieu des arbres, glissement du vent entre les feuilles, l’espace clos devient le point de départ d’un véritable voyage onirique où l’imaginaire se convoque de lui-même.


Sources photos

MIZ collections

3 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout
bottom of page